Etude scanographique des obstacles anatomiques mandibulaires
Publié le 06/02/2002Les obstacles anatomiques mandibulaires sont à éviter soigneusement lors de toute chirurgie, implantaire ou non. La tomodensitométrie (TDM) ou scanner et ses applications informatiques comme le dentascanner (Dentascan*) et le logiciel Simplant* s’avèrent les techniques de choix pour leur étude dans le cadre de tout bilan pré-opératoire.
Les obstacles anatomiques mandibulaires sont à éviter soigneusement lors de toute chirurgie, implantaire ou non. La tomodensitométrie (TDM) ou scanner et ses applications informatiques comme le dentascanner (Dentascan*) et le logiciel Simplant* s’avèrent les techniques de choix pour leur étude dans le cadre de tout bilan pré-opératoire.
1 – Le canal dentaire inférieur ou canal mandibulaire
Typiquement,le canal nait en arrière au niveau de l’épine de Spix, de la corticale linguale. Il se dirige en avant et en dehors pour donner le trou mentonnier, vestibulaire.
* Les variantes du normal concernent :
– le trajet du canal, qui peut soit être totalement lingual sur tout son trajet offrant la possibilité d’implanter en dehors de lui, en vestibulaire;
soit, plus rarement, être totalement vestibulaire, soit, décrire une courbe antérieure juste avant de donner le trou mentonnier.
Cette récurrence ou trajet rétrograde est fréquente , habituellement limité l’apex de la canine, située à 1 cm environ en avant du trou mentonnier. Parfois le trajet est inter voire intra-radiculaire.
– son siège : Il peut être haut situé, voire crestal en cas d’atrophie ancienne ou sévère.
– l’aspect du canal est rarement dédoublé.
Le canal est parfois difficile à mettre en évidence, surtout en cas de déminéralisation; c’est ici la confrontation des coupes et des reconstructions qui permet de le situer avec certitude; cette localisation nécessite parfois l’aide d’un logiciel type Simplant*qui permet de le colorier sur les reconstructions panoramiques pour le retrouver dans les autres plans .
2 – Le trou mentonnier ou foramen mentonnier
* Typiquement, il s’ouvre à mi-hauteur du procès alvéolaire et est situé soit à l’apex de la deuxième pré-molaire, soit entre les apex des deux pré-molaires.
* Ses variantes concernent :
. son siège qui peut être situé très haut voire au niveau de la crête,
parfois en regard de la première pré-molaire, voire entre la deuxième pré-molaire et la premièremolaire.
. son nombre : existence de trous mentonniers doubles, en fait souvent pseudo dédoublés, voire triples.
3. Le canal incisif mandibulaire
Il s’étendant du canal mandibulaire jusqu'à l‘apex de l’incisive centrale, contient une branche trophique du nerf dentaire inférieur et n’est pas considéré pour la plupart comme un véritable obstacle à éviter; il est recommandé cependant de ne pas implanter au contact de ce canal, ce qui pourrait causer des paresthésies voire des phénomènes douloureux, surtout lors de la mise en charge.
4. Les autres obstacles anatomiques
Ils sont variés et non spécifiques: rétrécissement à mi-hauteur du procès alvéolaire, kyste, dent incluse etc.
CONCLUSION :
L’étude précise des obstacles anatomiques des maxillaires est au mieux réalisée par le scanner et les logiciels d’exploration 3D (type Simplant* ou autre).
BIBLIOGRAPHIE
1) Alwakil K, Bellaïche N, Princ G, Commissionat Y. Région symphysaire mandibulaire : y-a-t-il des obstacles anatomiques? AOS , 2000 (209) :47-60.
2)Bavitz B. An anatomical study of mental neurovascular bundle. Implant relationships. Int J Oral Maxillofac Implants 1993 ;8 :563-567.
3) Bellaïche N. Missika P. La Tomodensitométrie dans le bilan pré-opératoire en Implantologie Orale. Information Dentaire, 1991, 32:268189.
4) Bellaïche N. Doyon D. La Tomodensitométrie en Implantologie Orale. Journal de Radiologie, 1992, 73 (1):23-33.
5) Bellaïche N. Giorno T-M. Implantologie Orale assistée par Ordinateur. Implantodontie. 1996, (20):25-39.
6) Bellaïche N. Le logiciel Simplant*: la simulation implantaire au cabinet du praticien. Prothèse Dentaire, 1997, (129):25-30.
7) Bellaïche N. Imaging in Oral Implantology : in Implantology, édité par G. Scortecci, London, à paraître.
8) Benamor F, Selmi S, Benamor A, Nacef A. Contribution à l’étude de la situation du foramen mentonnier par rapport aux dents. Act Odonto-Stomatol1996 ;196 :617-625.
9) Fawcette E. The structure of the inferior maxilla with special references to the position of the inferior dental canal. J Anat Physiol 1985 ; 24 :355-366.
10) Gershenson A. Mental foramen and mental nerve : changes with age. Acta anat 1986 ; 126 : 21-28
11) Goudot P, Nivert P, Dubruille JM, Benoist M. Etude anato-radiologique des maxillaires de l’édenté en vue de la mise en place d’implants. Act ondoto-Stomatol 1990 ; 172 : 651-661
12)Kohavi D, Bar-Ziv J. Atypical incisive nerve : clinical report. Implant Dent 1996 ; 5(4) :281-283.
13) Michaels, Sonick J, Abrahams RA, fuiella. A comparison of the accuracy of periapical, panoramic & computerized tomographic radiographs in locating the mandibular canal. Int J Oral Maxillofac Implants 1994 ; 9 :455-460.
14) Renouard F, Tulasne JF. Risque anatomique en chirurgie implantaire. Réalités cliniques 1992 ; 3(3) :311-325.
15) Rothman S-L-G, Chaftez N, Rhodes M-L, Schwartz M-S. CT in the preoperative assessment of the mandible and the maxilla for endosseous Implant Surgery. Radiology, 1988, 168:171-5.
16) Rosenfeld A-L, Mecall R-A. The use of interactive Computed Tomography to Predict the Esthetic and Functional Demands of Implant-Supported Prostheses. Compendium, 1996, 17(12):1125-44.
17) Solar P, Ulm C, Frey G, Matejka M. A classification of the intraosseous paths of the mental nerve. Int J Oral Maxillofac Implants 1994 ;9 :339-344.
0 commentaire(s)