Greffe osseuse d'apposition et mise en place des implants
Publié le 24/07/2002Il s’agit d’un jeune homme de 16 ans victime d’un accident de planche à voile qui a perdu à la fois 13 et 14 et la corticale osseuse externe. L’interrogatoire ne révèle aucun antécédent médical ni chirurgical, aucune allergie, aucun traitement en cours.
Il s’agit d’un jeune homme de 16 ans victime d’un accident de planche à voile qui a perdu à la fois 13 et 14 et la corticale osseuse externe.
L’interrogatoire ne révèle aucun antécédent médical ni chirurgical, aucune allergie, aucun traitement en cours.
Il est décidé de réaliser une greffe osseuse d’apposition d’origine iliaque dans le secteur édenté.
En effet, la prise de greffon dans la hanche permet de choisir la quantité et la qualité d’os désirées afin de pouvoir ultérieurement sculpter le greffon pour un positionnement idéal.
La difficulté de la greffe d’apposition hormis sa fixation sur le site, réside essentiellement dans la nécessité absolue de recouvrir en totalité le greffon par de la muqueuse. Toute dénudation post-opératoire du greffon conduit souvent à un échec de la greffe.
Afin de recouvrir le greffon, l’incision de départ doit être largement décalée en palatin ou en vestibulaire (selon le site), les sutures ne reposent alors jamais sur la jonction greffon/lit greffé. Pour gagner du tissu de recouvrement on peut fréquemment avoir recours à la manouvre de Hooper.
A 6 mois post-opératoire un scanner de contrôle est demandé pour évaluer la quantité d’os greffé et donc la place disponible.
A sept mois post opératoire les implants peuvent être posés.
4 mois après la pose des implants, la réalisation prothétique peut se faire.
CONCLUSION
La greffe d’apposition vestibulaire et la pose d’implants ont permis d’éviter d’avoir recours à un grand bridge en mutilant de plusieurs dents saines.
Toutefois la greffe d’apposition présente des limites, il est difficile d’augmenter la hauteur osseuse par des techniques d’apposition.
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