Options thérapeutiques face à une insuffisance osseuse transversale incisivo-canine - 2ème partie
Publié le 31/01/2004
Options thérapeutiques face à une insuffisance osseuse transversale incisivo-canine – 2ème partie
Implantologie – Greffes osseuses
Par Raphaël BETTACH
le 31-01-2004
Après l’étude préimplantaire décrite ci-dessus, il peut arriver dêtre confronté à l’impossibilité pour le praticien de valider la possibilité de réalisation d’une prothèse implanto portée en accord avec les désirs du patient.
Après l’étude préimplantaire décrite ci-dessus, il peut arriver dêtre confronté à l’impossibilité pour le praticien de valider la possibilité de réalisation d’une prothèse implanto portée en accord avec les désirs du patient. Il va alors proposer au patient, soit d’abandonner l’option implantaire et le diriger vers des réhabilitations prothétiques conventionnelles, soit de s’entêter dans l’indication implantire mais cette fois, en réalisant des aménagements osseux lui permettant d’aborder la mise en place d’implants dentaires plus sereinement
A- L’expansion de crête Cette technique a été décrite par Bruschi et Scipioni 1990). Elle concerne les cas où la hauteur d’os est suffisante mais où l’épaisseur se situe entre 3 et 5 mm. La mise en place d’un implant conventionnel semble alors impossible, mais cela est sans compter avec le potentiel d’élasticité que possède l’os surtout au maxillaire antérieur. Cette technique consiste donc en l’augmentation d’épaisseur de la crête osseuse sans rajout de matériau ou d’os.
Technique chirurgicale Après incision et décollement des lambeaux vestibulaires et palatin au niveau du site d’implantation, un premier forage à la fraise boule est réalisé afin de traverser la corticale. Ensuite on introduit dans cet avant trou un foret de 2 mm de diamètre jusqu’à la longueur de travail. Des ostéotomes spécifiques ou expanseurs , de diamètre croissants, sont alors introduits dans ce trou. Ils vont alors écarter les corticales en jouant sur leur potentiel d’élasticité. Cette expansion de crête doit s’arrêter lorsque le diamètre obtenu est légèrement inférieur à celui de l’implant à mettre en place. Limites de cette technique Seule la zone antérieure au maxillaire permet d’obtenir un bon taux de succès, car elle est celle qui possède le meilleur taux d’élasticité. Si l’expansion désirée est trop importante, nous prenons le risque de fracturer la table externe et donc de nous retrouver dans une situation d’échec total.



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