Un cas simple de greffe osseuse autogène lors de la pose d'implant
Publié le 06/02/2002Présentation du cas: Patient de 45 ans présentant une absence de la 22 (racine fracturée). L’extraction a été faite il y a un mois dans un service d’urgence. On se propose ici de poser un implant. L’examen du scanner montre qu’une greffe osseuse sera nécessaire.
Présentation du cas :
Patient de 45 ans présentant une absence de la 22 (racine fracturée). L'extraction a été faite il y a un mois dans un service d'urgence.
On se propose ici de poser un implant. L'examen du scanner montre qu'une greffe osseuse sera nécessaire.
Le scanner nous permet de voir qu'une partie de la table osseuse vestibulaire est pratiquement résorbée. Nous prenons l'option de réaliser cette greffe dans la même séance que l'implantation.
Un lambeau de pleine épaisseur est soulevé. La table vestibulaire s'est totalement résorbée jusqu'au fond de l'alvéole.
Pose d'un implant auto-taraudant de longueur 15 mm et de diamètre 3, 75 mm en corrigeant légèrement l'axe par rapport à celui de l'alvéole résiduelle.
A ce stade, il faut recouvrir les 9 spires visibles. D'une manière générale, nous privilégions les greffes osseuses aux membranes.
Notre choix s'est porté vers une auto-greffe …
Une partie du greffon est "sculptée" de façon à pouvoir s'insérer et être bloqué entre les berges de l'alvéole et reconstituer ainsi la paroi vestibulaire. Il est indispensable d'obtenir une immobilisation complète du greffon. Les vides entre l'implant et le greffon sont comblés avec de l'os broyé.
La réentrée est réalisée 8 mois après l'intervention. La paroi osseuse vestibulaire est parfaitement reconstituée, toutes les spires ont été recouvertes.
Étape prothétique :
Conclusion :
D'une manière générale le succès d'un apport autogène cortico-spongieux dépend de la fixité parfaite ainsi que du recouvrement total du greffon par les tissus mous. Les seules techniques valables et reproductibles pour assurer leur fixité primaire sont: immobilisation par vis d'ostéosynthèse titane et ou par fil d'acier chirurgical ou par la transfixation par l'implant s'il s'agit d'une augmentation de hauteur.
Dans ce cas, l'immobilisation du greffon est faite par friction et clavetage entre les corticales résiduelles après sculpture. Cette technique n'est pas reproductible.
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